Vin bio, biodynamique ou naturel : quelles différences ?

Biodiversité bio kangourou

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Biodiversité oiseau bio
Bel exemple de biodiversité

Difficile en ce moment pour les œnophiles soucieux de l’environnement de s’y retrouver dans l’évolution des labels, cahiers des charges, nouvelles tendances en viticulture ou vinification… Pour vous aider à y voir plus clair, décryptage des trois mouvements majeurs à observer de près.

Le bio, l’origine du monde

Biodiversité bio kangourou
Ici aussi, de la biodiversité

Pour comprendre tout le reste, il faut comprendre les préceptes de l’agriculture biologique. En effet, elle est la pierre angulaire de toute cette viticulture durable qui s’est ensuite déclinée au fil des années en poussant toujours un peu plus loin cette notion d’échange entre la terre et la plante. Ici, tout a commencé avec des pratiques culturales respectant les équilibres naturels et éliminant d’office les produits chimiques de synthèse pour privilégier le cuivre, les insecticides d’origine végétale ou encore le soufre…tout cela régi par le label « AB », qui contrôle désormais la vinification et plus uniquement le travail de la vigne. Les bases sont posées, on passe maintenant à l’étape suivante.

La biodynamie, la compréhension des lois du vivant

Biodiversité bio abeille
Encore de la biodiversité

Dans le même esprit, mais tout de même un bon cran au-dessus du bio, la biodynamie mise sur l’intensification de la vie du sol, et ce grâce à des préparations entièrement naturelles. Au programme, donc, un sol travaillé au moyen de labours et des préparations bien spécifiques que l’on distille en fonction du calendrier lunaire. Parmi les plus utilisées on trouve par exemple la bouse de corne qui, comme son nom l’indique, consiste en une corne remplie de bouse de vache. Enterrée, elle favorise l’activité microbienne.

On a également recours au quartz pour stimuler la photosynthèse et on élabore des tisanes (à base de pissenlit, ortie…etc) qui revitalisent les sols. Si, comme d’autres, vos amis trouvent ces pratiques déroutantes et à la limite de la sorcellerie, expliquez-leur que la biodynamie a été fondée en 1924 par Rudolf Steiner et qu’elle est officiellement reconnue par les labels Demeter et Biodyvin. Cela devrait les empêcher de sortir le bûcher.

Les vins naturels, la guerre des intrants

Biodiversité bio chenille
Biodiversité, toujours…

Attention, on aborde un sujet délicat car sans cadre légal pour l’instant. Le mieux pour bien comprendre est donc de se référer au cahier des charges établi par l’AVN (Association des Vins Naturels), regroupement d’une cinquantaine de vignerons qui a eu la bonne idée de structurer tout ça. En résumé, on conserve ici, une fois de plus, un retour aux sources en se basant sur une viticulture bio et biodynamique avec des vendanges manuelles. Niveau vinif’, on utilise uniquement des levures indigènes (soit celles présentes naturellement sur la baie des raisins), on proscrit les techniques perçues comme brutales (la flash pasteurisation, l’osmose inverse, ce genre de procédés sympathiques) et on évite les intrants au maximum. Quant aux fameux sulfites, le nerf de la guerre, le fer de lance de cette catégorie de vin, le maître mot reste toujours « naturel ». Pas de sulfites ajoutés donc, juste ceux déjà présents dans le vin.

(Presque) tout est dit, vous êtes parés pour sélectionner la quille idéale et eco-friendly sur Les Vins Bios de Camille !

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